À l'intersection de la fiction, de l'art, de la philosophie et de la science.
Photographies, éditions, installation, design, architecture, performances, podcasts, tapisserie, vidéos, conférences
de SMITH x cellule Cosmiel x Diplomates
Désidération est un projet initié par SMITH avec l’écrivain Lucien Raphmaj, le studio d’architecture et de design, Diplomates et l’astrophysicien Jean-Philippe Uzan.
Désignant une humanité en quête d’un nouveau pacte avec son cosmos originel, Désidération joue sur l’étymologie trouble, entre le lien perdu aux étoiles (de-sidera) et le désir incandescent (desiderium) de leur retour. Être désidéré, c’est littéralement être privé des étoiles.
Installation, laboratoire, temple, clinique, observatoire, radio, le projet s’incarne dans des formes évolutives et multiples déclinaisons, comme autant de terminaisons nerveuses : conférences, rituels, œuvres - photographie, vidéo, sculpture, danse, musique, littérature...
Explorant la porosité des pratiques, Désidération propose une autre mythologie du spatial.
#Mythologie #Cosmos #Désir #Etoiles #Manque #Transdisciplinarité #Journal #Architecture #Science #Espace
Désidération est un projet initié par SMITH avec l’écrivain Lucien Raphmaj, le studio d’architecture et de design, Diplomates et l’astrophysicien Jean-Philippe Uzan. C’est un mot inventé, qui se forge sur l’étymologie du mot « désir » – construit sur la négation du terme latin sideris, signifiant constellation, astre ou étoile. De ce mot découle desiderium qui signifie à la fois « regret » et « désir », impliquant que ce que l’on désire est perdu, manquant. L’étymologie traduit alors desideratio, desiderium comme la nostalgie d’une étoile, le regret d’un astre perdu, le manque douloureux d’un objet céleste disparu. Ainsi, le symptôme de désidération décrit une humanité désidérée, souffrant de l’absence de sidération, c’est-à-dire de lien organique avec les étoiles.
La “Désidération” a d’abord fait l’objet de conférences théoriques, de journaux photographiques et littéraires comme autant d’auto-diagnostics, de films de fiction, de documentaires, de performances, de discours et de perspectives multiples. Elle s’est élaborée sous la forme d’une mythologie, inventant peu à peu ses formes et ses modes d’intervention.
Elle passe par des fictions et des personnages : Radio Levania (interprétée par Nadège Piton) et Anamanda Sîn (interprétée par François Chaignaud), les premières figures pour médiatiser le rapport perdu aux étoiles et le besoin d’y remédier.
Avec les stellatniks, compagnons désidérés issus de divers champs disciplinaires, des séances oniriques collectives sont organisées, reprenant les techniques de rituels au service d’une réflexion philosophique, poétique, artistique, scientifique, où chacun des stellatniks proposent leur appréhension de la désidération.
Dans cette constellation d’images, de voix, d’histoires où se confondent le réel et l’imaginaire, la fiction et l’archive, SMITH et les stellatniks créent une zone à rêver pour hybrider le ciel étoilé en nous et le rendre à nouveau visible. Explorant la porosité des pratiques, Désidération propose une autre mythologie du spatial.
Shows
- 2026 : « Ici grand ouvert » exposition de SMITH, MAC VAL, Vitry-sur-Seine (France)
- 2021 : Smith & Gaspar Claus invitent François Chaignaud, Monoprix, Arles (France)
- 2024 : Van Gogh et les étoiles, Fondation Vincent Van Gogh, Arles (France)
- 2024 : Cosmos 99, Galerie Christophe Gaillard, Paris (France)
- 2023 : Prendre le soleil , Hangar Y, Meudon (France)
- 2023 : Outre, Vox, Centre de l’image contemporaine, Montréal (Canada)
- 2023 : Les Apocalyptiques, Nuit de l’étrange , La Filature, Scène nationale - Mulhouse (France)
- 2023 : Corps à corps, histoire(s) de la photographie, Centre Pompidou (France)
- 2022 : Désidération (Summa), La Filature, Scène nationale, Mulhouse (France)
- 2022 : IMAGE 3.0 , Le Cellier, Reims (France)
- 2022 : Désidération (Escale), Jardins des Remparts, Photo Festival, Vannes (France)
- 2022 : Résidence SMITH avec Corine Sombrun, La Filature, Scène nationale de Mulhouse (France)
- 2021 : Désidération (Année 2666), Planches Contact Festival 2021 (France)
- 2021 : DÉSIDÉRATION (ANAMANDA SÎN), Rencontres Internationales de la Photographie, Arles (France)
- 2021 : Desiderea Nuncia / SMITH + Diplomates , Librairie du Palais, Arles (France)
- 2019 : Radio Levania - Provocations [Explosateurs du cosmos], Galerie les filles du calvaire, Paris (France)
- 2019 : Radio Levania - Rites (rituel de sommeil) , Galerie les filles du calvaire, Paris (France)
- 2020 : Fluidités - L’humain qui vient. SMITH x Diplomates , Le Fresnoy - Studio National des Arts contemporains, Tourcoing (France)
- 2019 : Radio Levania - Mue avec implantations de météorites, Galerie Les Filles du Calvaire, Paris (France)
- 2019 : SMITH Désidération : Prologue, Galerie Les Filles du calvaire (France)
- 2019 : Desideration - Paroxysm of Sublime, LACE -Los Angeles Contemporary exhibition (USA)
- 2019 : Lignes de vie - une exposition de légendes. SMITH + Cellule URS x Diplômates, MAC VAL - Musée d’art contemporain du Val de Marne, Vitry (France)
Performances
- Anamanda Sîn, Récital, musique et chant
- Radio Levania - LIVE, La Filature, Scène Nationale - Mulhouse
- Désidération Podcast, France Culture
- Bombe Guérillère - Etincielle (Mahatma Torquemada) , Radio Levania
- Mues, Série de soirée performatives
ŒUVRES
Prologue
Série de photographies sur aluminium, 2019
Réalisé à partir d’archives personnelles, ce « prologue » correspond à un journal photographique en quête d’une définition de la désidération qui se révèle dans le chaos du monde et ses chemins incertains ; en des lieux tantôt urbains, tantôt célestes, sur les plages et les déserts, dans des communautés solitaires, ou en compagnie d’individus et d’altérités intraterrestres.
Anamanda Sîn
Série de photographies, 2024
Réalisé à partir de photographies prises avec la caméra thermique. journal photographique d’Anamanda Sîn, figure métamorphe du terrestre tourné vers le cosmos, en quête d’une définition de la désidération qui se révèle dans le chaos du monde et ses chemins incertains ; en des lieux tantôt urbains, tantôt célestes, sur les plages et les déserts, dans des communautés solitaires, ou en compagnie d’individus et d’altérités intraterrestres.
Images rassemblées (en partie) dans le livre « Desiderea Nuncia », Palais Books, 2021 et exposées aux Rencontres d’Arles en 2021, à la Filature (Mulhouse) 2022.
Microarchitectures
Installation, 2026
Bientôt - soon
Mues
Série de soirée performatives, 2019
Bientôt - soon
Anamanda Sîn
Récital, musique et chant, 2026
avec François Chaignaud et Gaspar Claus
Bientôt - soon
Année 2666
Série de thermogrammes, 2020
Réalisée pendant le dernier confinement, cette série incarne à nouveau le regard d’Anamanda Sîn : la quête du céleste depuis la Terre, dans l’espoir d’une imminente réconciliation. Ces thermogrammes traduisent visuellement les ondes de chaleur dégagée par tous les êtres qui y figurent : humains, non-humains, soleil, mer, minéraux, ciel... troublant les frontières entre toutes les formes de vie.
Les Apocalyptiques
Court-métrage, 2019
Paris - temps incertain, temps de la fin.
Un personnage à vélo, cavalière-deliveroo d’une possible Apocalypse, erre autour de la ville éteinte, déserte, silencieuse, guettant d’hypothétiques survivances. La Samaritaine, cube blanc, désaffecté, semble s’offrir comme un refuge ; mais elle se révèle le théâtre d’univers parallèles où se décide, avec les quatre derniers vivants, le sens l’apocalypse en cours. Les personnages sont en “arrêt de mort”, suspendus entre ces 2 états, traversant les possibles, pris dans une fin du monde sans cesse imminente et pourtant sans cesse différée, et encore sans cesse recommencée. C’est le bâtiment même qui va incarner de manière vivante cet interstice travaillant toutes les apparitions qui semblent traverser le lieu.
Ce sont les modalités fluctuantes de cet espace de la Samaritaine qui vont se déployer, amenant d’oracles SM en chansons nihilistes, de danses de séduction désespérées en rituels de mutation, la révélation claire qu’il n’y aura pas de révélation. Les fins du monde et les croyances sont défaites. Le bouddhisme est annulé : pas délivrance de la souffrance, mais plutôt la délivrance et la souffrance via le SM. Le christianisme est annulé : pas d’Apocalypse : les cavalières de l’apocalypse sont des porteuses d’une vie nouvelle. Il n’est plus question de fin du monde, mais de commencements d’autres mondes par la métamorphose.
Le film est tourné en vue subjective flottante : la caméra va faire avec le spectateur cette expérience de pensée, cette expérience esthétique en entrant dans la Samaritaine.
Projections
– Galerie Christophe Gaillard, Paris
– Nuit de l’étrange, La Filature, Mulhouse
– Rencontres Paris-Berlin, Auditorium du Louvre, Paris
– Galerie les Filles du Calvaire, Paris
– Festival Bandits-Mages, Bourges
Crédits
- À propos
- Format : numérique, noir & blanc
Durée : 20 min
Langue : Français - Équipe artistique et technique
-
Avec : Nadège Piton, Jean-Emmanuel Pagni, Sorour Darabi, Tania Salvador
Musique : Victoria Lukas
Ambiances : Géry Petit
Montage : Mathieu Pontier
Images : SMITH
Drone : Yud & Aline Pourdieu le Coz
Mixage : Stéphane Laporte
Étalonnage : Sylvain la Rosa
VFX : Nicolas Rakotoary
Produit avec le soutien des Grands Magasins de la Samaritaine & Mareterraniu.







